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Déclaration du Groupe Communiste du Conseil Général de Dordogne

Orientations budgétaires 2009

vendredi 21 novembre 2008

Monsieur le Président, Chers Collègues,

Le rapport consacré aux orientations budgétaires de 2009 ne manque pas d’interpellations extrêmement fortes sur les difficultés qui nous attendent au cours des prochaines semaines pour parvenir à élaborer le budget départemental.

Nous devons faire face à deux grandes contraintes : la crise capitaliste et les orientations gouvernementales avec leurs conséquences désastreuses, avec leur cortège de drames humains et de régressions économique et sociales. Et nous avons à faire face à une nouvelle offensive contre l’existence même des Conseils généraux.
Pour illustrer les impacts de cette crise, je cite deux chiffres :

  • En quinze jours le gouvernement a trouvé 2 000 milliards d’euros pour renflouer les spéculateurs européens, dont 360 milliards en France. Pourtant les fermetures d’entreprises, les plans de licenciements se multiplient, la dégradation des services publics s’amplifie, la baisse de la consommation continue, le pays s’enfonce dans la récession. Or nous savons tous que les drames sociaux qui accompagnent la crise, la limitation des crédits bancaires aux entreprises et aux collectivités, finissent toujours par une augmentation des demandes d’aides sociales et économiques envers le Conseil général.
  • Les conséquences de la crise économique font apparaître un manque de recette de 14 millions d’euros pour notre budget 2009. Et pour la première fois le budget 2009 sera inférieur à celui de 2008. Qu’en sera-t-il dans quelques mois si la politique de ce gouvernement continue à refuser une relance de la croissance par l’augmentation des salaires et des retraites. Le manque à gagner sur les recettes de taxes professionnelles, sur les droits de mutations, sur la fiscalité, risque d’entraîner nos conseils généraux dans de graves crises budgétaires et dans une incapacité à répondre aux besoins de nos concitoyens. Ces deux chiffres qui disent d’une part, la gravité des gaspillages et de l’argent injecté à fonds perdus par le gouvernement dans l’économie casino et l’appauvrissement des budgets des collectivités la réduction des dotations de l’Etat aux collectivités. C’est dans ces conditions que la droite essaie de détourner l’attention en nous accusant et en justifiant la politique de son gouvernement. Quel toupet ! Faut-il lui rappeler qu’il y a quelques mois encore le Président de la République justifiait sa politique en martelant à chaque discours « les caisses de l’Etat sont vides » et le premier ministre parlait « de faillite de l’Etat ». Au moment où le pays est en récession avec ce que cela signifie de drames humains, de chômage, de fermetures d’entreprise, de baisse de revenu, et pour nos collectivités de baisse des recettes comme en témoigne le recul des droits de mutation, cette attitude est même indécente ! Car s’il y a de l’argent pour les banquiers, il n’y en a pas pour l’aide sociale, la solidarité dont les départements ont la charge ! On nous dit de renoncer à certains programmes. Mais où sont-ils ces programmes auxquels il faudrait se résoudre à renoncer ? Qui peut dire où se trouvent des dépenses qui ne relèveraient pas de besoins réels ? Non vraiment, je ne crois pas que la solution se trouve dans cette voie. Aucun renoncement n’est possible. Ce serait renoncer au développement du département, au soutien à l’économie dont le CG est un des principaux acteurs, ce serait aggraver la situation budgétaire des prochaines années en nous privant d’un retour sur investissements. Tout de même, quel scandale d’entendre la droite nous accuser systématiquement de « gaspillage » pour justifier sa politique !
    Alors, que devons-nous faire ? Le choix est simple : agir.
  • Pour défendre les départements et le maintien de la compétence générale que le gouvernement veut supprimer.
  • Pour le maintien et le développement des services publics, la poste, les hôpitaux…
  • Pour que les dotations de l’Etat soient conforme aux transferts de charges et aux besoins du département.
  • Pour que chaque Euro investit par le département soit soutenu et accompagné par les crédits d’investissements des banques privées.
  • Pour surveiller et contrôler l’utilisation du crédit dans le département afin que l’argent aille réellement à des investissements utiles et non à la spéculation et aux placements financiers, que les banques ne restreignent pas les crédits aux entreprises et aux collectivités sous le prétexte de la crise Il en va de l’avenir.

    C’est dans cet esprit que nous vous avons proposé un vœu demandant à Monsieur le Préfet qui « la cellule de suivie du crédit » ne soit pas réservée aux banquiers et au représentants du MEDEF, mais qu’elle soit élargie aux représentants du CG, des collectivités locales, aux organisations syndicales, pour une véritable efficacité et une totale transparence.


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