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Conseil Municipal de Coulounieix Chamiers mars 2018

Intervention de Patrick CAPOT pour le groupe communiste et Front de Gauche

lundi 12 mars 2018

Point 03  :
Chers collègues, il parait que ça va mieux…Mais dans la douleur.
Le contexte national dans lequel nous préparons notre budget2018, mérite que l’on débatte sur les choix du gouvernement pesant sur les finances locales de nos collectivités.
Certes M ; le Maire, à bien des égards « l’année écoulée s’avérait être décisive en matière de développement économique, social et culturel pour notre commune », mais MACRON élu frappe fort, bien plus que ses prédécesseurs :
Nouvelle république autoritaire qui œuvre tous les jours pour les forces de l’argent.
Si la « croissance modérée » fait que notre marché extérieur est « moins freiné » c’est sans doute par la souplesse et la précarité mise en œuvre par les lois travail dont il bénéficie.

Alors qu’on assiste à une 2éme vague de désindustrialisation, (accords ALSTOM/ SIEMENS ; Départ annoncé de FORD à Blanquefort ; Les coups portés à l’agroalimentaire comme localement aux ROUGIES à SARLAT, aux DAUCY à BERGERAC,… font parties des attaques tout azimut dans bien des secteurs.
Le public avec 120 000 postes de fonctionnaires menacés pour le quinquennat, rapport SPINETTA pour la SNCF, nouvelle attaque en règle contre les cheminots mais aussi contre nos territoires et NOUS usagers.

Austérité maintenue pour les communes, avec poursuite du désengagement de l’Etat dans l’objectif de la réduction de la dépense publique pour séduire BRUXELLES, fixée à 13 milliards en 5 ans, ce qui organise l’étranglement supplémentaire des collectivités.
Seules les collectivités au budget supérieur à 60 millions d’Euros contractualiseront avec l’Etat !

Pour les plus modestes, c’est la fuite en avant vers une recherche effrénée de fusions et regroupement de communes, des communes nouvelles, mais avec quels projets ? Quelle mise en œuvre de consultations des habitants ? Dit-on seulement que pour la fiscalité locale annoncée, il faudra trouver 26 Milliards pour compenser la suppression totale de la taxe d’habitation à l’horizon 2020 ?
Soit par municipalisation de la taxe foncière et une part de la TVA aux communes, soit par compensation partielle des dotations d’Etat (ce qui revient à recourir à l’argument de la dépense publique qui court…).

Nous restons avec une faible marge de manœuvre, (le rétablissement de nos comptes mais à quel prix pour renouer avec une capacité d’autofinancement de la commune nécessaire aux investissements structurants) ?
Efforts de nos administres demandés par la hausse de la fiscalité en début de mandat, efforts demandés à nos fonctionnaires avec réduction de dépenses de fonctionnements qui demeurent une réalité jusqu’à la fin du mandat dans chaque services, recours limité à l’emprunt : Malgré nos efforts le gouvernement nous laisse à la diète.

L’opposition dans le flou, ne peut pas nous reprocher d’être dépensier avec nos efforts réalisés sur les économies de nos dépenses de fonctionnement, la réduction de la dette, il serait incongru de faire porter indéfiniment la responsabilité de notre situation financière sur l’héritage et nos prédécesseurs…
Quand aux transformations, c’est grâce à la solidarité intercommunale du Grand Périgueux que nous pouvons entrevoir d’entreprendre les projets d’avenir pour Coulounieix-Chamiers.

La diète !... j’allais refermer un quotidien lorsqu’à la page 44 de l’édition du 3 Mars 2018 en rubrique ECO/BOURSE un article m’a indigné.
Titré « CAC 40 : 90 milliards de bénéfices en 2017 ».
Avec la publication des résultats des bénéfices de 39 des 40 sociétés du CAC 40 qui atteignent 39 milliards, cela représente une hausse de 21,6% comparé au bénéfice total de 76,47 milliards d’euros qu’avaient dégagé ces entreprises l’année précédente...
Après sa lecture je peux affirmer avec mon groupe que de l’argent il y en a plein et la question de sa dépense pour l’intérêt général ou de son évasion vers la financiarisation de l’économie doit être posée au moment ou les collectivités locales sont en désarroi.
Bien sûr M. le Maire, chers collègues de la majorité notre volonté est totale « pour assurer la réalisation de nos projets », c’est pour cela que nous voterons le budget communal même si nous différons sur quelques orientations… et priorités.

Pour conclure : Avec une tout autre politique favorable à la répartition de ses richesses rompant avec les faveurs aux forces de l’argent, on pourrait, comme le font des villes et toute autonomie, nous engager dans une démarche de budget participatif en soumettant une part du budget communal au vote des Colomniérois, pour aller véritablement dans le sens que vous souhaitez M. le Maire, d’une construction responsable, solidaire et durable de notre ville.

Point 13 : Après lecture de la Motion EHPAD jean GALLET.
Nous avons soutenu l’action des personnels de l’EHPAD Jean GALLET par notre présence, M. le Maire, Nicole et moi lors de leur journée d’action le 30 Janvier dernier, ces personnels sont au bout du rouleau, il y a urgence pour les résidents, les familles, les personnels que le gouvernement prenne la mesure de cette détresse et de leurs revendications.

Selon les personnels les besoins en effectif supplémentaires pour l’EHPAD Jean GALLET sont de 2 agents en matinée pour les levés et toilettes et 2 agents en soirée pour les repas et couchers. De plus la fin d’un contrat aidé sans remplacement va accroître les difficultés liées au manque de personnel.
La réponse du gouvernement correspond à un équivalent de 0,3 agent supplémentaire pour l’EHPAD autant dire que c’est loin d’être à la hauteur des besoins en effectifs.

Point divers : La SNCF.

Au moment des attaques contre les cheminots et la SNCF Vendredi dernier se tenait un débat sur le ferroviaire organisé à la filature à l’initiative des syndicalistes sur l’état du FRET ferroviaire et l’avenir de nos lignes SNCF.
C’est important qu’un débat de fond s’engage pour rétablir la vérité après les propos et contre vérité énoncés par le premier ministre :

1°/Ce qu’il n’a pas dit sur la dette du système ferroviaire c’est que cette dette est une dette d’Etat. C’est l’Etat qui décide de l’aménagement du territoire et en tant qu’actionnaire unique a imposé, par l’emprunt, porté par la SNCF seule, le financement des lignes TGV, l’achat de rames et d’équipements.
Dans d’autre pays, l’Allemagne, La Suisse, les Etats ont repris à leur compte l’endettement des sociétés ferroviaires. En France la réforme de 1995 a déplacé la dette sur un deuxième (EPIC Réseau Ferré de France) sans régler l’apurement de la dette.

2°/ Le premier ministre n’a pas cité l’investissement des Régions qui se sont lancé dans un effort financier pour le renouvellement, l’achat et l’organisation des transports TER. Alors que la SNCF est décriée, les conventions liant les Régions de France et la SNCF sont pourtant renouvelées sans que cela ne pose de problème à l’Etat et ce malgré des disfonctionnements dus à la vétusté des lignes, les régions ont du mal a conventionner avec d’autres opérateurs privés pourtant concurrents sur le réseau ferré !

3°/ Le premier ministre dans son réquisitoire n’a pas dit que la SNCF avait réalisé 1,33 milliards d’euros de bénéfice net pour 2017, un bon résultat de 2,3 fois supérieur à l’année dernière.
Concernant le statut cheminot : Comme professionnel, je peux affirmer qu’on est loin d’avantage faramineux, je tiens à disposition de ceux que cela intéresse : Le niveau des salaires, leur protection sociale et condition humaine dans l’entreprise qui n’en font pas des « privilégiés » !
La suppression du statut des cheminots ne peut être le préalable à toute réforme de la SNCF car ce n’est pas à la hauteur des enjeux liés aux transports publics et à l’aménagement du territoire.

Patrick CAPOT.


titre documents joints

12 mars 2018
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