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Déclaration Conseil communautaire du 24 11 2016

L’avenir économique et industrielle de notre pays.

vendredi 25 novembre 2016 par Vianney Le Vacon

Nous sommes vraiment confrontés à une question de fonds sur l’avenir économique et industrielle de notre pays.
A l’heure où les chiffres du chômage sont encore au plus haut dans notre pays et sur l’agglo de Périgueux plus particulièrement.

Le déclin industriel du pays est toujours engagé. Aujourd’hui, c’est toute la filière industrielle ferroviaire, un beau fleuron pourtant, qui est dans la tourmente :

  • Alstom
  • Les ateliers ACC de Clermont-Ferrand
  • Les ateliers SNCF du matériel dont Périgueux.

Alors que ce matin même on apprend que c’est Airbus qui annonce 1.000 emplois en suspens !

Il faut dire stop !

D’autant que ces choix ne tombent pas du ciel. Ils résultent directement de la baisse des dépenses publiques érigées en dogme en France et partout dans l’Europe libérale. Aujourd’hui, c’est autour de cette question essentielle que le débat politique fait rage.

De fait, de nombreuses commandes prévues ont été revues à la baisse par la SNCF privant les industriels de débouchés.
Pis cet été, le gouvernement a décidé de supprimer 6 des 8 lignes de nuit utilisant le matériel Corail, travaillé à Périgueux.
Des lignes intercitées ont aussi été supprimées.

Mieux encore pour renouveler le matériel roulant, c’est l’Etat aujourd’hui qui passe les appels d’offres, groupant à la fois production du matériel et son entretien.

Un choix qui rompt l’équilibre traditionnel qui existait entre les groupes privés qui réalisaient le matériel et les ateliers SNCF qui assuraient la maintenance. De fait, on assiste à une privatisation de l’entretien sur un secteur qui concerne 25.000 salariés cheminots.

C’est aussi Chamiers qui est soumis à la concurrence du privé aujourd’hui. Voit ses charges peu bougées alors que les besoins sont colossaux, surtout après l’accident de Brétigny.

Dans le même temps, la SNCF n’a pas anticipé les nouveaux matériels et comme toujours, ce sont les salariés qui en subissent les conséquences. Pourtant à voir la vétusté de certains matériels roulants, les besoins sont là.

Vous comprendrez que dans ce cadre, je trouve pour le moins problématique les propos tenus à Bordeaux par le président de la SNCF, M. Pepy. La SNCF embauche peut-être 400 personnes sur la région Aquitaine, dont beaucoup dans ses filiales routières comme Kéolis, alors que rien que pour 2017, différentes sources indiquent que près de 2.000 emplois de cheminots pourraient être supprimés à l’échelle de la Région entre les nombreuses fermetures de guichets, le matériel, la voie et autres…..

Une chose positive m’est toutefois apparue dans les propos du patron de la SNCF. Sur 3.5 millions de voyageurs , seuls 500.000 sont transports en TGV. C’est-à-dire que la grande masse des voyageurs le sont sur des lignes classiques intercités, TER….la SNCF, ‘est donc bien le train au quotidien. De plus, l’entreprise publique doit pouvoir regagner des parts de marchés pour toujours plus de voyageurs et de transports collectifs.

Dès lors et pour conclure 4 exigences me semblent posées :

  • Nous ne sommes pas sur une simple question locale mais sur un choix qui concerne le pays tout entier : celui d’avoir enfin une vraie vision, une vraie stratégie industrielle.
  • Cette stratégie doit s’appuyer sur une politique publique de relance de l’investissement, qui n’oppose pas public et privé, les deux secteurs peuvent travailler mutuellement et avantageusement.
  • Une telle stratégie ne peut se réaliser qu’en revenant sur le dogme de la baisse mortifère des dépenses publiques et des investissements utiles au pays. A cet égard, je suis effaré quand je vois dans les primaires de la droite les 2 candidats ont rivalisés d’ardeur pour annoncer de nouvelles purges dans les dépenses publiques à hauteur de 85 pour l’un ou 100 milliards d’€uros pour l’autre ! C’est totalement inconcevable. Au contraire, nous avons besoin d’une politique en rupture complète avec ce dogme
  • Enfin, je pense qu’il faut écouter ceux qui tirent la sonnette d’alarme depuis des mois, voire des années. On a un vrai problème de démocratie. Il faut écouter les usagers-citoyens qui subissent la dégradation des transports, les syndicats qui alertent sur le sort du service public SNCF.

Vianney Le Vacon
Conseiller Municipal de Périgueux
Président de l’ADECR Dordogne


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