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Jacques AUZOU Intervention session du 26/06/2015

mardi 30 juin 2015

Monsieur le président
Cher(e)s Collègues,

Dans le rapport qui nous est présenté le chiffre du chômage témoigne à nouveau des difficultés auxquels notre pays et singulièrement notre département sont confrontés.
Comme vous le rappelez nous avons connu sur la dernière année une progression du chômage de 6%. La Dordogne comptait fin avril 21884 demandeurs d’emplois.
A ce chiffre je voudrais en ajouter un autre, celui de la pauvreté. En effet notre département compte plus de 21 % de personnes vivants en dessous du seuil de pauvreté.

Ces deux chiffres disent à la fois le drame que connaissent aujourd’hui nos compatriotes et nos responsabilités pour les aider à y faire face.
En effet toutes les familles sont touchées de près ou de loin.
Notre budget en est lui-même impacté depuis plusieurs années rendant chaque année de plus en plus difficiles de tenir à la fois une politique d’investissement conséquent et une politique de solidarité à la hauteur de la situation dans le département.
Des recettes qui restent en berne, des charges sociales qui ne cesse d’augmenter, dites vous dans ce rapport.
A ce constat lucide il faut ajouter la réduction drastique des dotations de l’Etat : …………….. en 2015, ……………..en 2016,……………..en 2017.
L’augmentation du coût du Rsa…………………

Si en 2015 nous avons pu tant bien que mal maintenir un équilibre et faire face à nos charges grâce à diverses compensations, dès l’année prochaine nous allons être face à des besoins prévisibles de financement du RSA en hausse importante et à la dégradation de nos recettes comme de nos dotations.

Dès lors comment faire face à ce qui ne manquera pas d’avoir des conséquences importantes sur notre politique d’investissement et sur notre action sociale et solidaire.

J’entends dire que les Assises que nous tiendrons à l’automne nous permettront de mettre à plat toutes nos politiques et de les réajuster, voir de les modifier.
Sans doute pouvons nous en espérer quelques économies, mais je crois qu’il est illusoire de penser que la suppression de certaines aides devenues obsolètes, la réorganisation de certaines autres suffiront à compenser le manque à gagner pour continuer à assurer des investissements conséquents et des besoins sociaux en hausse. D’autant que nous ne manquons pas d’être sollicités par les communes et les communautés de communes qui frappent à la porte, elles aussi misent en difficultés par le retrait des dotations de l’Etat, et qui souhaitent elles aussi maintenir leur niveau d’investissement tout en continuant de répondre aux besoins de services publics et de solidarité.
Ou alors le niveau de la révision et la réduction de nos investissements sera tel que nous alimenterons le chômage particulièrement en aggravant la situation déjà fragile du BTP par exemple. Ce qui ne manquerait pas d’avoir un coût social.

D’autres pistes sont évoquées comme le recours à la fiscalité. Ce serait une fuite en avant qui frapperait indistinctement les Périgourdins et contribuerait à l’appauvrissement général d’une population déjà impactée par les hausses de la fiscalité des communes et des intercommunalités qui tendent à se généraliser..
Dans bien des cas cela ne suffit pas.
Ces hausses sont donc complétées dans la plupart des cas par une réduction des coûts de fonctionnement et des emplois qui vont avec. Ce qui ne manque pas d’avoir des conséquences sur les services rendus à la population.
Cette spirale d’autant plus dangereuse qu’elle ne permet pas de régler les problèmes de fond qui nous sont posés quand à la pérennité d’une redistribution utile et efficace pour le développement économique et humain.
Le haut niveau de financement nouveau exigé pour maintenir la même efficacité auquel nous contraint d’avoir recours l’Etat se mesure à une exigence de plusieurs points de fiscalités supplémentaires sachant qu’1% équivaut à 1million d’euros.
Comme je viens de le montrer ce transfert de fiscalité sur les départements et les communes va à l’encontre des objectifs de développement et de solidarité qui sont les notre. Les conséquences humaines comme les conséquences économiques risquent d’être considérable.
Je le répète, nous avons pu faire face sans trop de dégâts pour ce budget 2015 comme en témoigne la DM1, et c’est pourquoi nous la votons. Mais le budget 2016 risque d’être beaucoup plus difficile. Autant en être prévenu !!!!!!!!!!!!


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