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Déclaration de Patrick CAPOT lors de la séance du conseil municipal du 31 Mars 2015.

vendredi 10 avril 2015

Chers (es) collègues, Mesdames, Messieurs.
Jamais Le contexte dans lequel nous préparons ce budget 2015 n’a été aussi difficile tant économiquement que socialement.

Entre désespoir et colère, il conduit à des attitudes de rejet occultant même l’enjeu des scrutins locaux.

Il y a deux mois et huit jours, lors des vœux municipaux aux personnalités, notre Maire évoquait « ces temps si difficiles pour nombre de nos concitoyens pour lesquels nous avons le devoir de protéger le pouvoir d’achat, dans un contexte de baisses très importantes de dotations de l’Etat », en décidant « d’une stratégie financière des plus rigoureuses » par un budget de fonctionnement maîtrisé.

Nous voilà à pied d’œuvre pour poursuivre pour cette année, l’effort budgétaire qui se traduit pour notre commune par la recherche d’économies de l’ordre de 10% des dépenses de fonctionnement dans tous les services : soit moins 180 000€ à réaliser et une réduction des charges courantes de moins 2% pour palier à la forte baisse de dotation globale de fonctionnement de moins 184 000€ de la part de l’Etat.

Nous, élus communistes et républicains, partageons depuis les regrets exprimés alors par M .le Maire en dénonçant la politique menée par le gouvernement auprès des collectivités qui, poursuivait-il dans son allocution au sujet des baisses des dotations, « renforce et aggrave la situation économique de notre pays et va totalement à l’encontre de l’objectif affiché de son redressement ».

La situation est telle que si les baissent de dotations persistent pour les exercices à venir, nous serons contraint à réduire les capacités de fonctionnement des services de la collectivité voire d’en supprimer. Il deviendra alors impossible de réponde à la satisfaction de la population en matière de services à la personne, à leur cadre de vie, en particulier pour les plus fragiles. Demain c’est la diminution de l’offre ou la restriction de son renouvellement en matière d’accès à l’animation, aux spectacles, aux activités sportives.

Les économies portent sur le non remplacement de personnel partant à la retraite et la non titularisation de Contrat d’ Aide de Retour à l’Emploi ce qui va à l’encontre de tout effort même modeste en matière d’accompagnement et de formation en faveur de l’insertion.

L’optimisation recherchée des coûts de personnel conduisant déjà au non remplacement des absences dans les différents services municipaux.

Si l’enveloppe du régime indemnitaire du personnel communal reste stable, l’effort est porté sur la baisse de la dotation de la masse salariale affectée au Comité des Œuvres Sociales certes négociée mais dans le cadre de l’austérité.
Un budget « rigoureux » c’est le strict maintien des aides au CCAS et des subventions quand dans le même temps augmentent le nombre de chômeurs, la durée du chômage, le taux de chômage sur notre commune (17%) est un des plus élevé du département.

Comment dans ces conditions ne pas comprendre le sentiment d’abandon des familles en difficultés pour lesquelles nos services constatent avec impuissance une augmentation des demandes de secours pour régler l’urgence au quotidien des factures d’électricité, de gaz, de bons alimentaires ?

En effet, toujours pour notre commune, avec la baisse des dotations notre capacité d’investissement est réduite au seul entretien du patrimoine en privilégiant Les dépenses liées à la sécurité, au détriment d’un phasage de la réfection de la voirie et des travaux d’édilité dans les quartiers. J’ai encore en mémoire les propos de M. le maire lors des vœux :

« À cause de cette politique d’austérité, l’Etat grippe encore plus l’économie locale et ce sont toutes les entreprises du territoire qui sont les premières touchées » ! Sans en rajouter sur les causes du constat dressé, le problème c’est bien l’investissement des banques en soutien aux collectivités et non la dépense publique qui génère 75% de l’investissement public en France !

En l’absence d’une banque publique d’investissement pour les collectivités, par la difficulté d’obtenir des prêts dû à la chasse aux ratios et sans le recours aux financements croisés, nous ne pourrons réaliser, acheter ou pérenniser des équipements comme par exemple le gymnase de l’ASPTT pour lequel la Poste annonce se désengager définitivement en 2017ou 2018.

Plus que jamais, le temps est venu de rompre avec l’austérité, d’apporter un changement de cap quant à la politique menée par le gouvernement qui malgré les coups de semonces des élections successives n’annonce aucune pose dans les réformes engagées et maintient le cap libéral.

Nos administrés ont besoin d’actes forts comme une perspective possible pour une alternative politique rassembleuse avec pour priorité :

La demande d’un soutien massif et ciblé à l’investissement privé et public, une autre réforme bancaire, un appui à la transition énergétique, une suppression immédiate de la baisse des dotations aux collectivités locales, des mesures pour le pouvoir d’achat des salariés, l’amélioration de certaines prestations, le réengagement de l’Etat pour garantir l’égalité sur tous les territoires…
Il y a urgence à approfondir nos convergences pour mettre un autre cap à gauche !

Patrick CAPOT.
Pour le groupe Communiste et républicain


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