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Touchez pas à nos écoles

mardi 26 février 2013

Association des Elus Communistes
et Républicains de la Dordogne

Touchez pas à nos écoles

D’année en année, la Dordogne fait face à des mesures de suppressions de classes. Pourquoi continuer dans cette voie, alors que le gouvernement affirme à juste raison que l’école et la jeunesse sont la priorité des priorités ?

Pourquoi, continuer à déshabiller Paul pour habiller Pierre ?
Qu’il faille ouvrir des classes : tout à fait d’accord, mais pourquoi en fermer parallèlement pour des raisons strictement budgétaires ?

Va-t-on continuer comme cela à gaver le système financier, se lancer dans des aventures guerrières qui coûtent de plus en plus chères ou bien financer les besoins sociaux de la Nation ? A commencer par l’école.

Echec scolaire : la France de plus en plus en retard
En Europe, la France a l’un des taux d’échec scolaire les plus élevés, il est aussi en constante progression ! Nous sommes à 20% d’échec scolaire. C’est un échec qui concerne avant tout les classes sociales les plus défavorisées. Notre système scolaire produit de l’échec mais également des inégalités sociales.

L’école ne peut être la seule à s’interroger. Dans une société où les familles ont de plus ne plus de mal avec leur pouvoir d’achat, la précarité, le chômage : la racine des problèmes est aussi à chercher de ce côté là.

Sur l’école, le gouvernement a saisi l’ampleur du problème. On ne peut qu’être d’accord avec sa volonté de créer 60.000 postes, de former de nouveau, c’est vital, les enseignants. C’est bien de rompre ainsi avec les précédentes politiques. Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

Pas d’austérité sur le dos de l’école

Nous souhaitons alerter la population et leurs élus sur l’acte III de la décentralisation, en préparation qui remet en cause le principe de l’égalité républicaine. Sur fond de politique d’austérité, le gouvernement veut imposer une territorialisation de l’école qui aggrave les disparités au lieu de les corriger.
Concrètement, le gouvernement pousse à ce que les compétences scolaires ne soient plus des compétences communales mais deviennent celle des nouvelles grandes intercommunalités. Le plan est clair : sous couvert de mutualisation, tous les moyens scolaires seront concentrés à l’échelle des nouveaux chefs lieux de cantons.

C’est la fin programmée à terme de nombreuses écoles, la dilapidation et le gâchis de nombreux investissements des communes (rénovation des écoles, des cantines....), des problèmes nouveaux pour les parents : écoles de plus en plus loin du domicile, nouveaux coûts à assumer en transport, garderie...
Comment dés lors vivre en milieu rural ou péri urbain ?

Pour un grand projet national sur l’école

Aujourd’hui, personne ne comprend la stratégie du gouvernement. Il lance la réforme des rythmes scolaires, bonne sur le principe, mais sans concertation, en méconnaissant totalement les contraintes de la ruralité. En rejetant dans le temps périscolaire des activités et des apprentissages, l’école publique sera dépendante de la volonté et des moyens des collectivités locales. Déjà fortement contraintes financièrement par les politiques d’austérité, elles vont devoir faire des choix draconiens. C’est la porte ouverte à une marchandisation de l’éducation et à une remise en cause du caractère national de l’école.
Le ministre lance par ailleurs sans débat une pseudo réforme des vacances d’été. Ce n’est pas de ce genre de débat dont le pays a besoin !
Nous préférions discuter des mesures concrètes à prendre pour venir en aide aux jeunes en difficultés, comme relancer les RASED, honteusement supprimés par Nicolas Sarkozy.

La Nation a besoin d’une perspective claire.

Les espoirs créés par la défaite de Sarkozy ne doivent pas être dilapidés.
Sur le terrain de l’école, il faut rompre avec les mesures d’inspiration néo-libérale héritées de Sarkozy. Et engager la transformation de l’école, dans une perspective égalitaire et émancipatrice. Les services publics comme l’école n’ont pas à être rentable et soumis systématiquement à des critères comptables. Partons au contraire des besoins et des aspirations de la population, en renouant un dialogue démocratique dans l’ensemble du territoire.

On nous rétorque que la France n’a plus d’argent !
Que si, elle en a. On a bien trouver l’argent, des centaines de milliards d’€uros pour renflouer les banques qui nous ont mis dans la...crise.

On trouve bien l’argent pour aller faire la guerre.

Quant à la Bourse, elle n’a jamais été aussi florissante...


titre documents joints

Lettre ouverte au ministre Vincent Peillon

26 février 2013
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Touchez pas à nos écoles

26 février 2013
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