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Collectivités territoriales L’austérité : ce n’est pas la solution

mardi 29 janvier 2013

Comme pour l’ensemble du pays et plus largement de l’Europe, les collectivités locales font face à des politiques d’austérité sans précédent. Il faut à la fois en avoir conscience et bien mesurer la cohérence du projet du gouvernement et ses conséquences.

Aujourd’hui, les possibilités d’actions existent, dans des rassemblements larges sur une idée : l’austérité, ce n’est pas l’efficacité. Ce principe s’accompagne d’un autre projet à mettre en oeuvre qui induit une autre façon de gérer l’argent public. Nous refusons la mise en coupe réglée des collectivités pour être toujours plus au service des marchés et non des populations. C’est pourquoi nous continuons à alerter sur la nocivité de la réforme territoriale de Sarkozy qui se met en place aujourd’hui, paradoxe .....
Pour nous la commune et le département doivent rester le pivot de notre démocratie.

Dans les deux mois qui viennent l’ADECR va lancer une grande campagne en direction des élus et des populations pour un vrai changement de politique en direction des collectivités.

Non à l’austérité.

Le gouvernement a fait son choix : sanctuariser l’austérité, le repli budgétaire au service des populations dans la politique budgétaire qu’il souhaite mettre en oeuvre. Après 10 ans de Sarkozysme, la cure d’austérité est imposée aux collectivités. En 2014 et 2015, le gouvernement veut baisser les dotations aux collectivités.
Ces baisses se répercuteront immédiatement sur les investissements des collectivités avec les conséquences à attendre sur l’emploi dans des secteurs déjà sinistrés et plus que fragilisés comme le bâtiment, les TP...

A cela s’ajoutent des choix politiques arrêtés, positifs en eux mêmes comme la réforme des rythmes scolaires mais marqués du sceau de l’ultra libéralisme avec la volonté affichée du gouvernement de faire payer les collectivités, voire les parents !

S’ajoute aussi le diktat des banques
de ne plus soutenir les collectivités et d’accorder des prêts au compte goutte, brisant la politique de développement et de réponses aux besoins des populations. Les exemples commencent à être légions.

C’est une politique cohérente d’austérité au profit des marchés qui est prononcée.
Le gouvernement nous dit que c’est la seule solution pour s’en sortir, Nous ne le pensons pas ! Nous pensons même que cette solution va nous enfoncer.


L’austérité, ce n’est pas l’efficacité.

On le voit partout en Europe : la multiplication des plans d’austérité n’a fait qu’enfoncer un peu plus les pays dans la crise.
Avec un seul gagnant les banques ! Banques qui continuent d’avoir de l’argent quasiment gratuitement de la banque européenne ! Cette économie de rentiers conduit à l’impasse, de plus en plus de personnes en sont convaincues !

Le premier point essentiel est donc bien de rendre de nouveau l’argent utile cela suppose :

de le rendre de nouveau public, la BCE doit pouvoir prêter aux Etats ;
que les banques arrêtent de spéculer mais fasse travailler l’économie réelle !

Ce choix politique, comme ce fut politique de livrer un choix politique avéré de livrer la BCE et la gestion de la monnaie au privé, est impérieux, tout comme est impérieux le fait que les banques refinancent de nouveau les collectivités locales.

Que l’Etat, fasse de plus oeuvre utile de l’argent du pays.
Un Etat solidaire, qui planifie un nouveau modèle de développement basé sur la transition écologique, soutien en ce sens les collectivités qui ont beaucoup à travailler dans ce domaine.

L’austérité, c’est aussi la perversité.

Aujourd’hui, ce sont les élus eux mêmes qui s’autocensurent, anticipent de nouvelles baisses de moyens.
On coupe dans les investissements à venir, on diffère...c’est l’emploi qui va en pâtir, nouveau paradoxe avec l’annonce de François Hollande de faire de l’emploi la priorité.

Au-delà de l’investissement, la tentation est grande de couper dans des dépenses qui peuvent « paraître » « secondaires » comme la culture, le sport ....bonjour la régression....
Où sont l’égalité, la liberté, la fraternité, l’émancipation et l’épanouissement humains dans un tel contexte.

Prenons l’exemple des rythmes scolaires.
Aujourd’hui, bien peu de gens sont contre, à juste raison, par contre beaucoup, nous les premiers, nous nous interrogeons sur les modalités d’application et la finalité du projet.
On nous parle maintenant d’activités péri scolaires qui pourraient être payantes et non obligatoires.....
C’est une logique de privatisation rampante à laquelle nous disons non !
Et quelles inégalités à venir entre villes riches, villes pauvres, villes et campagnes....... Nous réaffirmons l’exigence d’activités multiples de qualité, réalisées par des personnels formés et qualifiés.

C’est pourquoi nous réaffirmons haut et fort que les services publics, au sens large, collectivités inclues, sont un atout pour le pays, pour son humanité et vivre bien ensemble.

Commune et Département : nous y tenons, défendons les

Ces réformes qui se profilent et visent à faire passer les collectivités sous la coupe des banques et des marchés, nous disons stop !

C’est l’essence même de la réforme territoriale, le regroupement en grande intercommunalité, nous continuons à dire attention : danger.
Une grande majorité d’élus, toutes tendances confondues, sont en train d’en faire l’amère expérience. Beaucoup de négociations ne se passent pas actuellement comme une lettre à la poste. Elles butent sur deux questions essentiellement : le respect de l’autonomie communale et la fiscalité.

Pour nous, commune et département doivent demeurer les 2 piliers de notre démocratie. Ce qui ne veut pas dire ne pas mieux travailler ensemble, au sein des intercommunalités voire d’ensemble plus grand comme les régions.

Mais là aussi nous disons attention : la constitution à marché forcée de grandes métropoles n’est pas une bonne chose pour les populations et les territoires. Aujourd’hui par exemple, il est manifeste que la Région Aquitaine s’intéresse plus à développer Bordeaux que le reste du territoire. Tous les moyens notamment financiers y sont de plus en plus concentrés. Les pôles économiques aussi, tandis que l’on ne pense plus que développement du TGV et non des lignes dites secondaires.....

Des élus communistes à l’offensive

Dans les deux mois qui viennent l’ADECR va lancer une grande campagne en direction des élus et des populations pour un vrai changement de politique.

Grande campagne à base de rencontres avec les élus par grands secteurs du département.
Campagne d’information, de volonté de débats, de confrontations d’idées comme en témoigne ce présent document qui met carte sur table.

Campagne aussi en direction des populations. Aujourd’hui, les collectivités préparent leur budget. C’est le moment d’informer les populations sur les dégâts spécifiques de l’austérité sur les politiques locales, les menaces sur la fiscalité et à terme les charges supportées par les familles : restauration scolaire, transport scolaires, activités péri scolaires, sport, culture...
On ne peut d’ailleurs que se féliciter du choix du Conseil général de la Dordogne de ne pas baisser ses investissements contrairement à beaucoup d’autres départements.

Pour lancer tout cela, une conférence de presse est prévue le lundi 4 février.
Une trame de tract départemental sera à disposition aussi dans la première quinzaine de février.
Rencontre et réunions ouvertes aux élus et à toutes les personnes intéressés, agents des collectivités, des services publics, parents....sont prévues pour la fin février, début mars. La liste des 10 premières rencontres sera disponibles d’ici la fin de la semaine.

Mouvement qui se traduira dans la foulée par des Assises du changement pour les collectivités.

Vianney Le Vacon
Maire adjoint de Périgeux
Président de l’ADECR


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