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Déclaration du collectif logement de l’ANECR

Le logement doit devenir une priorité nationale

vendredi 13 janvier 2012

La crise du logement en France ne cesse de faire des ravages, et elle apparaît de plus en plus alimentée par un gouvernement qui est pourtant supposé la combattre. Récemment, celui-ci a soutenu à l’assemblée une loi qui transforme en hors-la-loi les 70 000 personnes vivant à l’année dans des campings. Désormais, pour demeurer dans un habitat de plein air plus de trois mois par an, il faudra pouvoir justifier d’une résidence principale. Alors même que la grande majorité des personnes concernées vivent en mobile home par défaut, parce qu’ils n’ont pas les moyens d’accéder à un logement pérenne. C’est donc encore une fois aux pauvres que s’attaque la droite, préférant supprimer une conséquence de la crise du logement plutôt que s’attaquer aux causes réelles du problème : le manque flagrant de logements en France.

C’est la même logique qui a conduit l’Etat à supprimer drastiquement le nombre de places d’hébergement d’urgence, au nom des économies budgétaires. A Paris et en petite couronne, 2 163 places ont ainsi disparu, alors qu’il manque près de 13 000 places en Ile-de-France. Rien que dans le Val-de-Marne, 400 nuitées d’hôtel sur les 750 sur lesquels pouvaient compter la Croix Rouge ont été supprimées.

L’Anecr dénonce avec vigueur ces choix faits par l’Etat dont les conséquences humaines sont désastreuses. Plus que jamais, il est temps de faire de la question du logement une priorité nationale.

C’est le souhait de nombreuses associations d’aide au logement des plus démunies et de soutien des locataires (Fondation Abbé Pierre, Droit au Logement, Confédération Nationale du Logement).

C’est la proposition du candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon.

Le Front de Gauche propose en effet de créer un service public national et décentralisé du logement, de l’habitat et de la ville. Ce service public aura pour but de financer la construction, casser le monopole des majors du BTP, lutter contre la spéculation foncière et mettre en œuvre localement le droit au logement pour tous. En produisant 200 000 logements sociaux par an pendant cinq ans, le logement social deviendra enfin un droit universel pour tous.

Pour financer cette politique ambitieuse, il sera mis un terme à toutes les aides fiscales au logement spéculatif, le plafond du livret A sera remonté à 20 000 euros, sa collecte recentralisée sur la Caisse des Dépôts, la contribution des entreprises au 1 % logement sera augmentée pour enfin parvenir à 1%, la spéculation financière sera taxée à hauteur de 10 %. La loi SRU sera enfin appliquée sur les communes hors la loi, et le taux de logements sociaux sera relevé à 30 % en zone tendue, et 25 % sur le reste du territoire.

Pour protéger les plus démunis, la loi Boutin sera abrogée, les expulsions locatives interdites pour les personnes en difficultés économiques et sociales, les logements vacants réquisitionnés. Dans le public, la proportion du loyer et des charges dans le budget des familles ne devra plus excéder 20 % du revenu des occupants, et les loyers du privé seront encadrés à la baisse. A terme, c’est une véritable sécurité sociale du logement qui sera créée.

L’Anecr soutient l’ensemble de ces propositions qui résultent des travaux qu’elle avait engagé lors de ses Etats généraux du logement et appelle l’ensemble des acteurs du logement et des élus progressistes à investir la campagne des présidentielles et des législatives pour y porter la question du logement comme la priorité nationale qu’elle n’aurait jamais du cesser d’être.

Jean-Jacques Porcheron, responsable du collectif logement de l’Anecr


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