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Faire payer la crise au peuple

Intervention de Claude Lhaumond au conseil municipal de Bergerac
vendredi 18 novembre 2011 par Claude Lhaumond

Notre débat sur les orientations budgétaire se déroule dans un contexte politique particulièrement difficile :
C’est en effet le deuxième plan d’austérité en 3 mois imposé par Sarkozy et Fillon aux citoyens de notre pays. Après 11 milliards d’euros ponctionnés en août, c’est une nouvelle saignée de 7 milliards supplémentaires que vient de décider le gouvernement, fidèle au principe de : «  Faire payer la crise au peuple  ».

La rhétorique est toujours la même : culpabiliser et faire peur aux Françaises et aux Français.
• Culpabiliser les Français en tentant de faire croire que la crise c’est parce qu’ils vivent au-dessus de leurs moyens et que l’État dépenserait trop.
• Faire peur en agitant le chiffon rouge de la faillite de la France.
Cette rengaine nous est servie depuis 2007 par François Fillon. Pourtant c’est l’UMP qui est seule aux manettes depuis 2002 !

Ce nouveau tour de vis de la rigueur est motivé par la volonté de Nicolas Sarkozy de donner des gages aux marchés financiers, pour conserver le triple A des agences de notation. Les plans d’austérité s’enchaînent, comme si l’un en appelait l’autre. Le gouvernement a mis le doigt dans une « spirale funeste » et tond la laine sur le dos de la population, principalement des plus modestes et des classes moyennes. Les privilégiés, comme Liliane Bettencourt, la bande du Fouquet’s et les actionnaires du CAC40 le sont peu ou pas du tout !

Mesure emblématique de cette injustice sociale, la hausse de la TVA de 5,5 % à 7 %. Cet impôt est le plus injuste de tous car il touche indifféremment le salarié modeste et le milliardaire. Le pouvoir d’achat sera donc diminué.

Autre coup dur pour les plus modestes, les prestations sociales sont elles aussi mises à mal. Allocations familiales, aides au logement... ne seront plus revalorisées en fonction de la hausse des prix, mais de la croissance.

La sécurité sociale va elle aussi être mise au régime sec. Son budget va être amputé de 400 millions d’euros. On peut s’attendre à une nouvelle dégradation de l’accès à la santé pour une part de plus en plus importante de la population.

Enfin, c’est le système des retraites qui est attaqué. L’âge légal de départ à la retraite sera porté à 62 ans dès 2017. Or, le déséquilibre des caisses des retraites n’est pas lié à des dépenses excessives mais à une baisse des recettes due au taux de chômage et aux exonérations patronales. Nicolas Sarkozy veut faire travailler plus longtemps alors que chômage des seniors ne cesse de progresser.

Venant d’un pouvoir qui tire argument d’avoir refusé le moindre coup de pouce au Smic depuis 2007, qui coupe dans toutes les dépenses sociales de l’Etat en 2012 et qui poursuit la liquidation des services publics (école, santé, justice …) avec 150.000 postes de fonction publique supprimés en 5 ans, ce plan, aussi injuste qu’inefficace, va saper un peu plus le pouvoir d’achat des Français, peser sur la consommation, porter plus encore atteinte au dynamisme de l’économie dans une France au bord de la récession et où le chômage, mois après mois, ne cesse d’augmenter.

Cette politique ne marchera pas.

Je partage avec vous, monsieur le Maire, qu’au plan local, cette accumulation de mesures néfastes fragilise notre budget et fait peser des risques sur le maintien de nos services publics.

L’enjeu de notre budget 2012, dans ce contexte, est bien de poursuivre la maîtrise de nos charges de fonctionnement et de répondre aux besoins des bergeracois en matière d’équipements, comme nous nous y sommes engagés. Et si ça permet de soutenir l’activité économique tant mieux même si je reste persuadé que c’est à un autre niveau qu’il faut prendre les mesures nécessaires pour réindustrialiser notre pays et notre ville.

Oui, ce qui manque le plus à notre Bergeracois c’est du travail !


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