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Réponse du groupe Communiste du Conseil Général à la CGT Cheminot de Périgueux

jeudi 20 octobre 2011

Monsieur le Secrétaire, Cher camarade,

Comme vous l’indiquez dans le courrier que vous avez adressé au groupe communiste, l’annonce par la SNCF de la fusion du technicentre de Périgueux avec celui de Saintes au 1er janvier 2012 est source d’inquiétude pour l’avenir.

Elle retient toute notre attention.

D’une part pour ses conséquences sur l’emploi avec de premières suppressions d’emplois dès l’année prochaine, après celles de 2011, et pour l’avenir, particulièrement celui de l’Atelier voies de Chamiers, au moment ou notre département est particulièrement frappé par les suppressions d’emplois et les fermetures d’entreprises. En effet chaque emploi industriel, public où privé, supprimé provoque la disparition de plusieurs emplois induits dans l’activité économique locale.

D’autre part, parce que cette fusion pénalisera à termes le potentiel ferroviaire humain et matériel dans notre département en le privant de moyens pour son développement.

Enfin parce qu’elle s’inscrit dans un contexte politique ou les fondements même des entreprises et des services publics sont attaqués pour laisser la place aux entreprises privées.

La gravité de cette situation appelle plusieurs remarques.

  • Elle est la conséquence directe de la recherche de rentabilité et de compétitivité pour inscrire la SNCF dans le cadre de la mise en concurrence des services publics avec le secteur privé, qui elle-même découle de l’ouverture à la concurrence de l’ensemble du secteur public des transports.
  • Elle s’inscrit dans la mise en œuvre du Traité Européen de Lisbonne qui mène la guerre contre les services publics au nom du dogme de la concurrence libre et non faussée et de la soumission aux impératifs capitalistes de rentabilité financière.
  • Elle est imposée par l’objectif gouvernemental de réduire l’emploi public sous prétexte de lutte contre les déficits dans le cadre des politiques d’austérité imposées à notre peuple comme aux peuples européens comme soumission au chantage des marchés financiers. Comme en Grèce, comme en Espagne elle conduit au recul de la croissance et à l’enfoncement dans la crise avec toutes ses conséquences sur l’emploi, le pouvoir d’achat, les retraites, la santé, tant pour les cheminots que pour l’ensemble de la population.
  • Elle ne prépare pas un développement futur mais s’oppose à la nécessité de services publics efficaces répondant aux besoins des populations et au droit au transport, préparant un nouveau type de développement durable et écologiste pour lutter efficacement contre les gaz à effets de serre et le réchauffement climatique, à un développement harmonieux des territoires et à la solidarité nationale envers ceux, comme la Dordogne, défavorisés en matière d’emploi et d’industrie.

Comme nous l’avons toujours fait, nous sommes et serons aux côtés des cheminots pour résister et pour agir pour la préservation et le développement des Ateliers SNCF, pour le développement du service public, pour des propositions industrielles qui permettent d’assurer l’avenir humain et matériel des sites industriels SNCF de Dordogne, pour des choix politiques qui renforcent le monopole de service public de transport de la SNCF et le développement des services publics, qui remettent en cause le Traité de Lisbonne et les politiques d’austérité. Lors de la prochaine session du Conseil général nous interviendrons pour que l’assemblée départementale se mobilise et s’engage derrière les cheminots.

Recevez, Monsieur le Secrétaire, cher camarade, nos fraternelles salutations.

Pour le groupe communiste et apparenté


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