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Gagner une politique des transports pour tous les Aquitains

dimanche 28 février 2010

Les questions que vous posez se rassemblent à notre sens dans une problématique plus vaste qui est celle des transports dans notre société.
Une question essentielle pour la société. Une question qui concernent à la fois la qualité de vie des citoyens, les activités humaines (économiques notamment), les besoins humains et sociaux, et se croisent avec une donnée nouvelle : la crise environnementale.

Fort de ce constat une question domine les autres : voulons nous seulement des transports, hommes et marchandises de plus en plus rapides, qui correspondent à un modèle précis de développement le capitalisme, où voulons nous des transports certes rapides mais irriguant le territoire, qui n’ont pas la vocation de poursuivre dans un monde de + en + centralisé, et prennent en compte les besoins des populations. En ce sens, nous vous renvoyons au document ci-joint réalisé pour RFF.

A partir de là, ceci nous interroge sur une connaissance des choix du capitalisme en matière transport, d’aménagement du territoire, de positionnement des activités, des populations....etc.

En regard, quels choix pouvons nous proposer, à partir de quels besoins, de quels critères et pour tout dire de quels choix de société.
Cela induit des propositions fortes à faire en matière d’organisation des transports et de prendre de front le débat sur service public ou privé.

En troisième lieu, ces problématiques sont à prendre à tous les niveaux institutionnels : Europe, Etat, Région, Département. Avec l’idée que les Régions sont un niveau majeur et pertinent en matière d’organisation des transports locaux. Au chapitre des propositions nous en plaçons une au sommet de toute : la nécessaire appropriation sociale, appropriation par les citoyens, les élus et les salariés des transports des choix à faire.

1/ Sur les choix actuels du capitalisme en matière de transport, d’aménagement des territoires et du territoire...

Les transports sont une question clé pour toute organisation sociale. Un double raisonnement anime aujourd’hui le capitalisme et ses tenants politiques de droite et libéraux.

  • le capitalisme travaille à un changement radical en matière d’aménagement du territoire.
  • toute organisation des transports est commandée par des exigences économiques, favorisant la rentabilité la plus forte.

Sur l’aménagement du territoire.

C’est la face cachée de l’actuelle Réforme territoriale qui prévoit la création d’une dizaine de grandes métropoles en France dont Bordeaux. Bordeaux dont la CUB s’appelle désormais Bordeaux métropole Aquitaine...
Des métropoles qui visent à concentrer toutes les activités économiques, culturelles, sportives...et deviennent des concentrations humaines énormes avec cette loi capitaliste que si tout doit faire profit, + les populations sont nombreuses et concentrées + les profits sont conséquents.
C’est un changement radical en matière d’aménagement du territoire puisque la ruralité est reléguée au rôle de banlieue des métropoles avec des services amoindris, la migration que l’on connaît des services publics vers Bordeaux.

Dés lors, on comprend mieux la cohérence des enjeux TGV et TER
Avec des lignes TGV pour aller le + vite possible d’une métropole à une autre et des liaisons TER du même acabit privilégiant les liaisons avec la capitale régionale et abandonnant les liaisons entre cité périphériques. Au même titre que l’Etat et la SNCF abandonne le réseau dit inter cités.

Disant cela, nous ne sommes pas contre le TGV ou le TER, bien entendu, par contre il faut s’interroger sur le modèle qui prévaut et en changer.

On le voit bien à l’échelle de la Région Aquitaine et en Dordogne. Les investissements TER privilégient la liaison Px Bordeaux et peut être Sarlat Bx. Le reste, la fameuse Etoile ferroviaire n’intéresse pas ! On peut mesurer le quasi abandon des lignes vers Agen, Brive, et Limoges qui n’est pas modernisée à la hauteur des besoins.

Une seule exception : les décisions sur la future navette ferroviaire Mussidan Niversac, mais qui a été gagnée à la fois par la lutte, politique et syndicale, et procède d’une réelle démarche d’aménagement du territoire et des besoins des populations.

Idem pour la logique TGV qui demande une vraie réflexion et ne doit pas liquider les relations inter cités comme c’est le cas, on le mesure sur la ligne Paris Toulouse.

De plus dans la logique capitaliste d’aménagement du territoire et le document RFF est éclairant seule compte les grandes métropoles.
Bordeaux, Toulouse, le BAB, on parle un peu d’Agen et de Pau mais rien sur Périgueux ou bergerac.

On peut rapprocher cette approche de la désindustrialisation qui frappe actuellement la Dordogne et de nombreux bassins industriels en France.

Evoquant cette question de la métropolisation, il ne s’agit pas d’opposer à tout crin les choses. On peut comprendre la nécessité de développer des métropoles attractives, avec une image forte de bien vivre, mais les relations entre métropoles et ruralité ou les autres villes ne peut se faire sur la base de relations de domination ou de dépendances. De plus, il y a des limites au gigantisme, enfin nous sommes pour un aménagement harmonieux du territoire avec des activités économiques et industrielles partagées. En ce sens, nous refusons la spécialisation des territoires.

2/ Les transports un choix de société

Une question revient entre toute : la politique doit elle privilégier l’intérêt général, le peuple où bien les intérêts privés, l’économie ?

Droite, MEDEF et forces libérales sont sur le deuxième credo.
Nous sommes sur le premier et son corollaire à la fois évident et efficace pour la société : le service public. C’est un débat que nous avons y compris au sein de la gauche avec le PS et Aquitaine Ecologie.
Débat qui est vif sur la question européenne et les choix libéraux imposés aux pays et à leurs services publics.

Un service public qui a les moyens de ses missions pour être efficace. On voit aujourd’hui les dysfonctionnements du rail (Eurostar...) mais aussi les accidents répétés, les lignes si détériorées qui imposent des vitesses basses comme sur Libourne Sarlat...

C’est de plus de service public dont nous avons besoin et non de moins.
Le modèle anglais est là pour nous le rappeler.

En ce sens nous sommes résolument contre la privatisation des réseaux et des trafics fret et voyageurs avec « l’ouverture » à la concurrence.

Nous sommes pour le retour de toutes les activités rails, RFF mais aussi toutes les filiales, dans un même giron au sein comme l’a rappelé Didier Le Reste lors de sa venue à Périgueux d’une même entreprise intégrée.

Nous sommes aussi pour l’intégration de tous les transports dans une même tarification liant train, bus, tram, + faciles à vivre pour les usagers.

Nous sommes aussi pour aller vers un statut unique de tous les salariés de ces modes de transport.

Réfléchir au rail et au transport en général nécessite enfin une double réflexion :

  • à la fois sur l’état des finances de la SNCF et de RFF ;
  • et sur relocalisation nécessaire des activités économiques de façon à aborder les questions du fret d’une autre façon.

Sur les finances.

On ne peut laisser la situation en l ‘état, surtout dans un contexte où la droite ne cesse de matraquer sur les pseudo déficits publics.

L’état du pays nécessite une inflexion profonde en matière d’investissements utiles notamment en matière d’infrastructures, de qualité de vie. On peut notamment évoquer le logement, la santé et les transports.

Ce que le monde entier capitaliste a fait pour sauver ses banques, montrent qu’il suffit de la volonté politique pour le faire sur questions du dessus.
A l’évidence, il faut déployer de vastes plans de développement des transports, voir comment sortir la SNCF et RFF du garrot des banques.

Une nécessaire relocalisation des activités.

On ne peut penser la société de demain sans stopper la folie des délocalisations des productions, des produits....
Avec les dégâts humains, sociaux, territoriaux et l’aberration environnementale. Cette réflexion concerne directement les transports, notamment le transport routier. Arrêtons la logique du toujours plus, du productivisme à tout crin.

Sur le fret, revenons à la richesse de notre maillage, ouvrons toutes les gares fret supprimés, et d’autres encore.

Cela suppose aussi la modernisation des voies et des réseaux de signaux et de circulation.

En ce sens nous refusons à la fois la privatisation des services publics, la désindustrialisation de la Dordogne, la destruction de ses savoirs faire et nous prononçons résolument pour le développement et pas simplement le maintien des ateliers de Chamiers et du Toulon.
Ce sera bon pour le transport, bon pour les usagers, bon pour l’emploi, bon pour la société au final.

3/ Les Régions : un échelon majeur dans la politique des transports.

Tout projet politique sur les transports doit s’interroger sur l’égalité d’accès de tous les usagers, l’égalité de circulation et de services.

A chacun de prendre ses responsabilités, à l’Etat d’assumer les siennes en matière de liaisons nationales, de lignes nouvelles (et de pertinences de celles ci). Les collectivités locales ne peuvent suppléer l’Etat au risque de voir leurs finances dangereusement mises à mal.

Avec la compétence TER notamment les régions sont désormais un échelon majeur.
Les Régions sont d’abord un pouvoir politique, elles ont la responsabilité de pas laisser la politique des transports être privatisées.
Elles doivent refuser le transport voyageur privé, de même que le fret, peser pour un entretien des voies par la SNCF.

Travailler à de véritables plans de maillage du territoire régional, à la fois dans les liaisons avec Bordeaux et dans les liaisons entre cités d’aquitaine.

Sur la Dordogne, cela signifie de fortifier toute l’étoile ferroviaire de Périgueux, de relancer les gares bois.
De travailler à un cadencement de Px Limoges et Px Brive avec la région Limousin. De doubler la voie vers Limoges, voir de réfléchir à un nouvel ligne vers Bergerac.

L’accès de tous doit induire d’aller vers la gratuité pour tous, chômeurs, jeunes et rmistes au premier chef.

Nous refusons l’abandon de la ligne Paris Toulouse.

Au chapitre des propositions nous plaçons enfin au sommet : la nécessaire appropriation sociale, appropriation par les citoyens et les salariés des transports des choix à faire.

Développons des Comités de ligne sur toutes les lignes de Dordogne.

Associons usagers, populations, syndicats, associations locales, élus.

La mise en mouvement de ces forces a récemment permis des victoires significatives comme dans le Lot pour les arrêts du Paris Toulouse et sur Périgueux avec la navette ferroviaire.

Avec les régionales, ils est possible de se donner des élus Front de Gauche prolongeant ces luttes.

Vianney Le Vacon
Président de l’ADECR Dordogne
Maire adjoint de Périgueux.


titre documents joints

Gagner une politique des transports pour tous les Aquitains

28 février 2010
info document : Word
26.6 ko

Contrbution de Vianney Le Vacon
Président de l’ADECR Dordogne
Maire Adjoint de Périgueux


La dynamique territoriale et urbaine du grand Siud Ouest

28 février 2010
info document : PDF
2 Mo

Agence d’Urbanisme Bordeaux métropole Aquitaine (A-URBA)
Agence d’Urbanisme de l’Agglomération Toulousaine (AUAT)
Agence d’Urbanisme Atlantique et Pyrénées (AUDAP


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