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Réforme Balladur : rencontre des Elus à Thiviers

jeudi 5 mars 2009

Rencontre de l’ADECR à Thiviers

Réforme Balladur : de l’inquiétude à la volonté
de réagir fortement et ensemble

Au fil de la soirée proposée ce mercredi 4 mars à Thiviers aux élu-es du secteur par l’Association départementale des élus communistes et républicains, l’inquiétude s’est vite transformée en volonté de réagir fortement. Un sentiment étayé par les propos liminaires de Jean Paul Salon, membre du bureau de l’Adecr 24, qui a présenté en détail le rapport Balladur. Maintenant qu’il est public, souligne l’un 20 élus présents, maire d’une petite commune, on peut en mesurer à la fois la cohérence et la dangerosité. Cohérence avec la politique menée par le président Sarkozy de désengagement de l’Etat et des services publics des territoires. Dangerosité, car l’élu reprend ce propos de Big Bang territorial énoncé par le président de la Pépublique lui même et son premier ministre. Il s’agit bien de cela d’une véritable révolution conservatrice et d’un retour à l’Ancien Régime avec la volonté de briser ce qui fonde notre démocratie : les communes, départements et régions. Casser cette ossature, c’est au final, dit-il, éloigner les populations des centres de décisions, priver les élu-es de la liberté de mener la politique choisie par les citoyens.
Il convient en effet de mesurer le projet Balladur qui vise à regrouper les communes en intercommunalités de 30 à 32.000 habitants. A l’échelle d’un département comme la Dordogne, le premier centre de décision qui remplacerait celui des communes comprendrait .... huit entités ! On imagine ce que cela signifie d’éloignement pour les populations, car c’est à cet échelon que désormais se situerait la plupart des services (écoles, collèges, lycées, services publics, services de santé, garde des médecins, service de sécurité...).
En clair, ce projet programme la mort des territoires ruraux avec un phénomène d’aspiration vers les grands centres, y compris les grandes métropoles. La création de métropole comme celle de Bordeaux ou Toulouse, ne fera qu’accentuer cette aspiration y compris des entreprises du monde rural vers celle-ci. On en mesure déjà les effets au travers des services publics comme EDF, GDF, La Poste, France Télécom. C’est aussi tout le tissu social, économique, associatif que l’on met à mal, « La République que l’on assassine », selon les mots justes de Jean Paul Salon, avec la fin du principe de la compétence générale pour les collectivités.
Intervenant à ce sujet, Vianney le Vacon, président de l’ADECR, a fortement souligné la volonté de ne pas se satisfaire d’un quelconque statu quo. C’est vrai de la TP, pour laquelle il faut une autre mode de calcul qui ne pénalise pas les petites entreprises, ni les artisans mais aille chercher les énormes bas de laine réalisés par les sociétés financières et de services. Il n’en faut pas moins être ferme sur la notion même de TP, au nom du principe de solidarité, en cela nous n’acceptons pas sa suppression avec une compensation dont tout le monde sait qu’elle pénalisera des collectivités déjà plus que fragiles.
Répondant au sentiment unanime des élu-es présents, il a précisé que par delà les rencontres de mars de l’Adecr dans tout le département, il fallait être offensif, informé, donné à lire le rapport Balladur désormais disponible, engager le débat au sein de toutes les collectivités, voter des motions de résistance et de propositions, les faire partager par la population, engager aussi le débat avec l’ensemble des forces concernées : des citoyens en lutte pour défendre leur service public de proximité, des syndicats...etc.
Fort de l’intérêt suscité par cette soirée, une nouvelle est programmée sur le secteur début avril et 2 autres sur les secteurs de Nontron et Ribérac pour la circonscription.


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